Un matériau composite est un assemblage d’au moins deux composants dont les propriétés se complètent. Le nouveau matériau ainsi constitué, hétérogène, possède des propriétés que les composants seuls ne possèdent pas.

Ces matériaux formés de résine et de fibres intègrent la fabrication de voitures, d’avions, de bateaux, etc … Légers, tout en étant résistants, ils s’adaptent pour tout type de fabrication de produits finis et sont de plus en plus innovants.

Un matériau composite doit être constitué d’au moins deux matériaux de nature différente, dont une résine, qui va agir comme une colle sur l’autre composant les fibres, de verre ou de carbone. Le résultat présente l’atout principal de disposer intrinsèquement de toutes les propriétés de l’ensemble des matériaux utilisés. Il peut prendre n’importe quelle forme et offrir de gros atouts de robustesse mais aussi de légèreté.

On distingue habituellement trois familles :

  • Les composites à matrice organique (CMO),
  • Les composites à matrice céramique (CMC),
  • Les composites à matrice métallique (CMM).

Chacune de ces familles possède des propriétés différentes et pour chacune d’entre elles, différents types de renforts sont employés.

Où utilise t-on les matériaux composites ?

C’est d’abord, dans les années 80,  l’aéronautique qui s’est emparée du composite pour rendre les avions plus légers. Une vraie innovation. L’automobile, le nautisme, la construction mais aussi le médical, le mobilier, les biens de consommation ont par la suite adopté cette technologie de fabrication de ce matériau hors norme. L’industrie du composite produit un volume de 12 millions de tonnes et une valeur proche de 100 milliards d’euros. 

En Pays de la Loire, l’industrie du composite rassemble quelques 90 entreprises et 22 laboratoires de recherche et représente 11 500 emplois.

Quelles nouvelles applications dans l’industrie ?

Plusieurs exemples d’utilisation nouvelles de matériaux composites.

Faurecia, leader technologique de l’industrie automobile, utilise des fibres de chanvre pour renforcer des pièces intérieures de portes ou tableaux de bords de véhicules. De son côté, une entreprise nantaise Loiretech, experte dans les technologies avancées de fabrication de pièces plastiques et composites, située dans la Jules Verne Manufacturing Valley, étudie des réservoirs en composite pour recevoir l’hydrogène des futures voitures qui rouleront avec cette énergie. 

L’hydrogène pourrait être l’alternative automobile aux véhicules tout électrique. Les réservoirs, très minces, viendront se loger sous le plancher du véhicule.

Même si les véhicules à hydrogène ne seront accessibles par le grand public que dans plusieurs années, se positionner si tôt permettra d’occuper une place prépondérante sur ce marché qui se profile comme étant potentiellement gigantesque.

Loiretech collabore également avec l’aéronautique et le spatial, et co-réalisera aussi les modules de récupération, hauts de 50 mètres, du futur bateau à énergie de la start-up nantaise Farwind Energy. 

Quant à l’IRT Jules Verne à Nantes, centre de recherche industriel dédié au manufacturing, il travaille, avec un consortium d’acteurs de l’énergie éolienne, sur le projet Zebra. Celui-ci vise à développer et concevoir la première pale d’éolienne 100 % recyclable à partir de matériaux composites recyclables.

Les matériaux composites : acteurs de premier plan dans la transition écologique ?

Pour affronter la nécessité de prendre en compte la transition écologique et énergétique ou encore relever le défi de la pénurie de matières premières, le besoin d’innover en termes de matériaux est totalement d’actualité et ce, dans tous les secteurs. 

Aujourd’hui, laboratoires et services de R&D sont devenus des rouages essentiels de l’industrie et présentent très régulièrement de nouvelles découvertes, qu’il s’agisse de nouvelles compositions de matériaux avec des propriétés inédites à même de répondre à l’urgence climatique ou d’emplois inédits de matériaux existants. 

Le logiciel Altior, ERP Cloud, a été conçu pour les TPI/ PMI qui cherchent à développer leur agilité et connecter les données des différents services, en facilitant leur enregistrement et leur analyse, en temps réel, sur la situation de l’entreprise (stocks, productivité, performance commerciale, etc …). Le progiciel d’Altior donne la possibilité de joindre enfin l’utile à l’agréable.

Ludovic Braco – Directeur Communication Altior
lbraco@altior.fr / twitter / https://www.youtube.com