Inflation, hausse des taux l’intérêt, croissance du PIB … Mais hausse des salaires en zone Euro et une économie française qui résiste mieux à l’inflation et devrait mieux résister à une possible récession.

La prévision de croissance revue à la baisse

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La Banque centrale européenne a nettement relevé ses prévisions d’inflation, tout en abaissant celle de croissance du PIB, pour les années 2022 et 2023 en zone euro, en raison de la guerre en Ukraine, qui va « continuer de peser sur l’économie ». L’inflation progresse en France. Après avoir augmenté de 4,8%, les prix à la consommation s’accroissent de 5,2% sur un an en mai 2022, l’inflation est à 8,1%, en mai , sur la zone euros, sur fond de hausse ininterrompue des prix de l’énergie et des produits alimentaires. 

Pour la zone euro, l’institution s’attend désormais à une inflation de 6,8 % en 2022, qui devrait ensuite ralentir à 3,5 % en 2023, et rester avec 2,1 % en 2024 toujours au-dessus de son objectif des 2 %. La croissance du PIB devrait atteindre 2,8 % en 2022 dans la zone euro, avant 2,1 % en 2023.

Un « début » de hausse des salaires

La BCE observe pour la première fois que la hausse des salaires en zone euro s’est enclenchée face à l’inflation et à la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, a déclaré Christine Lagarde. « La croissance des salaires, y compris dans les indicateurs de prospectives, a commencé à s’enclencher », a-t-elle affirmé, pointant une « forte demande de main-d’œuvre » et des « postes vacants » dans « de nombreux secteurs ».

Les difficultés de recrutement, en France,  ont progressé à 55 %, tirées à la fois par les services et l’industrie (+ 10 points depuis décembre). Selon un récent sondage réalisé pour « les Echos », les « recrutements de plus en plus difficiles » et les « pénuries de compétences » sont effectivement la préoccupation numéro un des dirigeants d’entreprise.

Une récession mondiale en vue ?

Parmi les économistes et les banquiers, les avis sont partagés quant à savoir si le monde se dirige vers une récession ou simplement un ralentissement économique.

Pendant ce temps, le coût de la vie continue de grimper et les banques centrales continuent de relever les taux d’intérêt pour endiguer les pressions inflationnistes.

Le problème est que la hausse des taux d’intérêt, si elle permet de maîtriser l’inflation, rend plus coûteux l’emprunt et le remboursement des dettes, ce qui constitue un frein à la croissance économique.

En outre, les perspectives se sont détériorées ces dernières semaines en raison de la dernière épidémie de covid-19 en Chine.

Les investisseurs et les banquiers sont inquiets.

L’un d’entre eux, Robin Brooks, économiste en chef de l’Institut de la finance internationale, l’association mondiale de l’industrie financière, a tweeté que « la récession mondiale arrive ».

L’économie française pourrait échapper à la récession ?

L’enquête de conjoncture réalisée par la Banque de France auprès des chefs d’entreprise témoigne d’une amélioration de l’activité en mai, qui devrait se poursuivre en juin. Les difficultés de recrutement s’accentuent.

Après le repli du premier trimestre, l’activité enregistre un léger mieux. C’est ce que montre l’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France auprès de 8.500 entreprises, dévoilée mardi 21 juin.  Un constat qui conforte celui du ministre de l’Economie qui, au début du mois, avait écarté le risque d’une récession, tout en indiquant que les prévisions de croissance seraient revues à la baisse.

« Dans un contexte certes toujours très incertain, nous estimons à ce stade que la progression du PIB pour le deuxième trimestre 2022 s’établirait autour de 0,25 % par rapport au trimestre précédent », détaille la Banque de France. Pour mémoire, le PIB a reculé de 0,2 % au cours des trois premiers mois de l’année.

Difficultés d’approvisionnement dans l’industrie

Les difficultés d’approvisionnement restent à des niveaux très élevés, même si la part des chefs d’entreprise qui jugent que celles-ci ont pesé sur leur activité se tasse un peu dans l’industrie (à 61 % en mai) et se stabilise dans le bâtiment (55 %). L’automobile, les machines et équipements, ainsi que l’aéronautique sont les plus touchés, avec près de 80 % de patrons déclarant faire face à ce problème.

Normalisation de la trésorerie

« Certains chefs d’entreprise indiquent avoir procédé à du surstockage de matières premières les mois précédents pour être en mesure de faire face aux aléas relatifs aux approvisionnements », relève la Banque de France. Ce phénomène explique l’effritement de la trésorerie, selon elle.

Avec la crise sanitaire, les aides aux entreprises se sont traduites par des dépôts d’une ampleur exceptionnelle. Aujourd’hui, la hausse des coûts d’approvisionnement les conduit à reconstituer leurs stocks, ce qui entraîne une normalisation de la trésorerie, mais sans que cela ne soit inquiétant pour leur solvabilité. Voilà qui devrait apaiser les inquiétudes des trésoriers des grandes entreprises et ETI.

En bref , conclusion

La bourse est chahutée, les prix du pétrole et de l’énergie battent des records … Cependant force est de constater que la vitalité industrielle française reste forte et que le pays est moins touché que ses voisins européens… De quoi garder espoir que les choses s’améliorent ou tout du moins se détériorent moins qu’ailleurs …

Le logiciel Altior, ERP Cloud, a été conçu pour les TPI/ PMI qui cherchent à développer leur agilité et connecter les données des différents services, en facilitant leur enregistrement et leur analyse, en temps réel, sur la situation de l’entreprise (stocks, productivité, performance commerciale, etc …). Le progiciel d’Altior donne la possibilité de joindre enfin l’utile à l’agréable.

Ludovic Braco – Directeur Communication Altior
lbraco@altior.fr / twitter / https://www.youtube.com