Flambées des prix des matières premières. Quelles perspectives pour les TPI et PMI ? (12 avril 2022)

Depuis un mois, les secousses de la guerre en Ukraine ont fait bondir la cotation du nickel à la bourse de référence, le London metal exchange (LME). Les cours ont connu un emballement inimaginable il y a peu, à plus de 100 000 dollars la tonne le 8 mars, poussant le LME à geler les transactions ! Le prix du nickel s’est depuis stabilisé aux environs de 30 000 dollars la tonne.
Les blocages de Shanghai et d’autres villes chinoises pour lutter contre le Covid mettent aussi les usines sous tension. Certaines sont obligées de fermer, d’autres voient leurs coûts de production se renchérir.
Les prix des matières premières ont atteint en moyenne un augmentation de 40% calculée sur un panier de matières premières et de biens (sans tenir compte de l’or). La hausse du pétrole, qui s’envole de plus de 33 %, mais aussi du cuivre (+ 7 %) ou du gaz, avec une augmentation spectaculaire pouvant atteindre 65%.

Le prix de l’acier est quant à lui multiplié par trois. L’acier est actuellement acheté à plus de 2.000 dollars la tonne, le prix du carbone et de la logistique ont également grimpé en flèche.
Il n’y a donc pas que les prix de l’énergie qui préoccupent les industriels, l’inflation des fournitures, l’allongement de plusieurs mois des approvisionnements amène à des ruptures de stock sur des composants essentiels au maintien des lignes de production.

Avec la guerre en Ukraine qui perdure au-delà de ce que les prévisionnistes avaient annoncé, les coûts de l’énergie devraient rester élevés, il est donc prévisible qu’il continue à y avoir des hausses de matières premières durant toute l’année 2022…

En toute logique certains fabricants décident d’arrêter des lignes de production lorsqu’ils estiment que la hausse des coûts de fabrication ne peut plus être répartie sur le coût de production globale ou qu’elle ne peut se répercuter auprès des clients sans risquer une fuite de ceux-ci envers une concurrence tout autant désorientée.

Des projets, notamment dans le bâtiment commencent à être décalés, voire abandonnés du fait d’une augmentation trop importante de ces matières premières.

Du coup, nécessité faisant loi, les industriels cherchent à modifier certains de leurs composants, c’est ce que l’on voit dans l’agroalimentaire ou certains ingrédients venant à manquer sont supprimés et remplacés par d’autres ingrédients plus accessibles. C’est le cas de l’huile de tournesol dont la production mondiale était assurée à hauteur de 50 % par l’Ukraine. Mais si changer la recette en y intégrant un ingrédient moins cher peut être une source d’économie, en revanche il faudra penser à réimprimer les étiquettes portant la composition du produit … changer coûte cher…

L’histoire peut nous enseigner que nous avons déjà connu des crises comme celle-ci et que la solution peut-être de s’activer pour trouver ou inventer des produits de substitution.

En 1806, Napoléon instaure le blocus continental aux anglais qui, pour riposter, empêchent les navires marchands d’entrer dans les ports français. La France se trouve donc face à une pénurie de sucre car elle ne peut plus l’importer. C’est donc Napoléon qui va inciter les chercheurs à extraire le sucre d’une plante qui pousse en métropole. En 1812, Benjamin Delessert présente à Napoléon les premiers pains de sucre de betterave aussi blancs que ceux de sucre de canne. Napoléon décore Benjamin Delessert de la légion d’honneur, crée par ailleurs des bourses d’études et distribue 500 licences de fabrication et pousse les industriels à produire ce « nouveau sucre » en très grande quantité. Belle histoire, non ?

Dans la situation qui concerne aujourd’hui les TPI et PMI sur le sujet de leurs approvisionnements en matières premières ou en produits semi-finis, la bonne maîtrise et de son logiciel de gestion (ERP) peut aider à traverser cette crise en anticipant au mieux les risques. Concernant l’approvisionnement en matières premières ou en produits semi-finis, les TPI et PMI peuvent se reposer sur un logiciel de gestion performant qui va leur permettre d’analyser puis d’anticiper leurs achats de matières.

En cette période de crise, les entreprises qui sauront tirer leur épingle du jeu seront celles qui auront su montrer une certaine anticipation, de la créativité et une certaine agilité dans la gestion et l’organisation de leur production. Une bonne utilisation de leurs datas par le biais d’une digitalisation transverse efficace et l’une des clés de leur résilience, en « mode survie », pour traverser et sortir de cette crise mondiale.

Le logiciel Altior, ERP Cloud, a été conçu pour les TPI/ PMI qui cherchent à développer leur agilité et connecter les données des différents services, en facilitant leur enregistrement et leur analyse, en temps réel, sur la situation de l’entreprise (stocks, productivité, performance commerciale, etc …). Le progiciel d’Altior donne la possibilité de joindre enfin l’utile à l’agréable.

Ludovic Braco – Directeur Communication Altior
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